Une fin d'après midi d'hiver, la nuit froide et noire s'est déjà installée, un soupçon de neige me poussent à la recherche d'un endroit calme et chauffé pour me changer les idées. Une petite ruelle sur la droite, un porche un peu en recul ...
Dehors une vieille plaque annonçait le Musée Tymo, un nom anodin presque absurde prêtant au sourire - un nom de bienvenue, de chaleur. Méfiez-vous si vous passez devant, ce nom est un leurre, une invention diabolique pour piéger le passant curieux ! Dans le hall, on se serait cru dans un de ces vieux hôtels, un beau comptoir en acajou, un impeccable concierge dans sa livrée noire, une sonnette en cuivre, quelques fauteuils clubs paresseusement regroupés près d'un poêle en fonte, un matou orange à l'affût d'une quelconque souris.
L'homme s'avança dès mon entrée, vite suivi par une longue et sèche gouvernante apparue de nulle part. Il me souhaita une agréable visite du site et me tendit un lourd trousseau de clés. Quelque peu interdite par cet accueil, je ne fis pas attention sur le moment à la lueur d'espoir qui passa dans leurs yeux. La femme secoua son chignon en direction d'un couloir au fond du hall, m'indiquant ainsi sans doute le début de la visite.
(
à suivre ...)
Nel.