Vous trouverez ici un peu de tout et beaucoup de rien. Pas mal de trucs sur des vaches, des bouquins, des disques ou des films qui m'ont donnés l'envie d'écrire un peu à leur sujet.
Nel
Vous pouvez admirer l'ensemble de notre patient assemblage de vaches virtuelles dans notre album cow-llection @ flickr
Publié le 28.02.05 à 23:09
Il était une fois une page blanche. L'écrivain avait beau y coucher chaque jour ses pensées : l'encre, au matin, avait disparu et le papier vierge de toute souillure le narguait. "Ton texte, malheureux, n'était pas assez bon ! Ta lectrice nocturne, moqueuse, l'a effacé d'une larme.". Notre ténace écrivain essaya maintes et maintes tactiques pour venir à bout de cette page rétive : la menace, les cajoleries, la prière, ... Rien n'y faisait ses mots restaient sans lendemain ! Un jour n'en pouvant plus, il décida de veiller sur son texte. Au coeur de la nuit, alors que sa conscience commeçait à faiblir, les mots commencèrent à s'effacer ou plutôt à s'envoler ! En effet, la lune, non contente d'attirer à elle l'eau des mers, enlevais ses mots trop légers ...Nel.
Publié le 27.02.05 à 16:30
"Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime."Cette première impression ne se dément pas. C'est un long récit poétique mélant plusieurs narrateurs, plusieurs sensibilités, plusieurs lectures. Au premier abord, cette construction peut rebuter mais l'on identifie vite styles et personnages oubliant vite la graphie indiquant les changements de narrateurs. Le vent personnage central habite littéralement également le récit, cette lutte devient peu à peu la nôtre par la magie du texte : on souhaite et espère l'Extrême-Amont mythique, on se décourage devant les obstacles de plus en plus improbables, on souffre avec la horde de l'humidité, du froid, du bruit ...
Publié le 21.02.05 à 22:32
Publié le 16.02.05 à 22:13
Publié le 15.02.05 à 23:52