Vous trouverez ici un peu de tout et beaucoup de rien. Pas mal de trucs sur des vaches, des bouquins, des disques ou des films qui m'ont donnés l'envie d'écrire un peu à leur sujet.

Nel

Cows-llection

Vous pouvez admirer l'ensemble de notre patient assemblage de vaches virtuelles dans notre album cow-llection @ flickr

Il était une fois ...
[Angoisses]

Publié le 28.02.05 à 23:09

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J'aime bien écrire - surtout de manière égoïste : pour moi et rien que pour moi (ces pages en sont un bon exemple d'ailleurs ;-)). J'aimerai bien en faire profiter les autres mais je n'arrive jamais à un résultat satisfaisant : une simple relecture et j'ai envie de tout raturer !
Now playing: Jimi Hendrix Experience - Still Raining, Still Dreaming
Pourquoi est-ce si dur de franchir ce pas, d'accepter le regard d'un autre sur son univers ? Je ne le sais toujours pas. Pourtant chaque jour des bouts d'histoires me traversent l'esprit, le colorent, l'interpellent... Ces instants fugaces où l'idée devient concrète sont inestimables. Mais j'ai peur que la réalité ne les appauvrisse, ne les englue dans la banalité, la conformité, la médiocrité. D'autant plus qu'aujourd'hui pour être apprécié, l'écrit doit être cru, brutal, nu, choquant - un exercice de style qui m'est vraiment étranger. Cessons là ces jérémiades où bientôt nous nous retrouverons sur l'un de ces innombrables blogs nombrilistes, arrogants et déprimés qui semblent être la norme !

Alors pour vous, voici ces quelques mots que je vous livre sans censure ni rature :
Il était une fois une page blanche. L'écrivain avait beau y coucher chaque jour ses pensées : l'encre, au matin, avait disparu et le papier vierge de toute souillure le narguait. "Ton texte, malheureux, n'était pas assez bon ! Ta lectrice nocturne, moqueuse, l'a effacé d'une larme.". Notre ténace écrivain essaya maintes et maintes tactiques pour venir à bout de cette page rétive : la menace, les cajoleries, la prière, ... Rien n'y faisait ses mots restaient sans lendemain ! Un jour n'en pouvant plus, il décida de veiller sur son texte. Au coeur de la nuit, alors que sa conscience commeçait à faiblir, les mots commencèrent à s'effacer ou plutôt à s'envoler ! En effet, la lune, non contente d'attirer à elle l'eau des mers, enlevais ses mots trop légers ...
Nel.

La horde du Contrevent
[Alain Damasio]

Publié le 27.02.05 à 16:30

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Vous l'aviez peut-être remarqué il y a quelques jours en exergue dans 'Now reading' ci-contre. Après l'avoir fini et laissé mes impressions mûrir, je pense qu'il vaut effectivement une chronique.
Now playing: Morphine - You Speak My Language
C'est un livre étrange : l'histoire d'une quête absurde, d'un entêtement millénaire, d'un espoir et d'une fierté immense. Le quatrième de couverture vous livre le synopsis suivant déjà d'une poésie inhabituelle dans la production actuelle (et je dois reconnaitre que c'est ce point qui a finalement effacé les a priori que sa mise en exergue dans le magazine de la FNAC et Libération avaient sucités - trop de marketing, trop de nouveaux génies - mauvais - découverts par les médias ?) :
"Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueule, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime."
Cette première impression ne se dément pas. C'est un long récit poétique mélant plusieurs narrateurs, plusieurs sensibilités, plusieurs lectures. Au premier abord, cette construction peut rebuter mais l'on identifie vite styles et personnages oubliant vite la graphie indiquant les changements de narrateurs. Le vent personnage central habite littéralement également le récit, cette lutte devient peu à peu la nôtre par la magie du texte : on souhaite et espère l'Extrême-Amont mythique, on se décourage devant les obstacles de plus en plus improbables, on souffre avec la horde de l'humidité, du froid, du bruit ...

Mais là où ce livre se distingue encore, c'est par ses prolongements. En effet, joint au livre on trouve un disque (la bande originale du livre - concept que l'éditeur La Volte promet pour la plupart de ses ouvrages) et un univers graphique superbe (voir le site du livre et plus particulièrement la section L'Univers de la Horde). Je trouve ce travail en aval du texte passionnant, il ouvre encore plus la porte à l'imaginaire (même si par exemple la musique d'Arno Alyvan n'est pas mon style de musique préféré on y retrouve sans nul doute la violence et la force du vent), il lui donne une dimension supplémentaire.

Nel.

Thé médiéval
[A la découverte de la suisse]

Publié le 21.02.05 à 22:32

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Voici plusieurs week-ends que nous forçons un peu en dehors de notre cocon (c'est bon pour le moral et la santé ;-)). Au programme : balades à pied, en raquettes, ... dans la campagne vaudoise (pour le moment mais bientôt notre terrain de jeu devrait s'agrandir).
Now playing: Good Charlotte - Once Upon A Time: The Battle Of Life And Death
Ce dimanche le but était d'étrenner nos raquettes. Le plan établi par notre coach et guide était de partir depuis un peu après le col du Mollendruz jusqu'au sommet de la Dent de Vaulion. Le fléchage du sentier pédestre indiquait 1h10 de marche mais comme c'était notre première vrai sortie en raquettes nous avions plutôt prévu 1h30/1h45. Cette estimation était assez juste bien que nous renonciâmes au niveau du chalet de la Dent de Vaulion (juste à l'orée de la forêt) suite à diverses crampes (un début de grimpe sur un rythme un peu trop optimiste) et à une sensible dégradation du temps (la saucée de la semaine précédente nous avait quelque peu refroidis ...). Le retour fut plus facile (45 minutes) et nous pûmes finalement admirer le lac de joux en contrebas le temps d'une timide éclaircie.

Résultat: vive les raquettes ! C'est un moyen très agréable de profiter de la nature et de la neige loin de la foule. Mais le clou de la balade fut le maintenant traditionnel thé qui pour une fois n'eu pas lieu chez nous mais dans un charmant salon de thé occupant la Maison du Prieur de l'abbatiale de Romainmôtier.

L'abbatiale est un lieu magique en soi : une réplique miniature de Cluny dépouillée par les protestants de toute la surcharge gothique redonnant à la base romane toute sa majesté. Hier, elle était d'autant plus belle sous un manteau de neige fraiche et de timides rayons de soleil d'hiver (dommage je n'avais pas mon appareil photo). L'ancienne maison du prieur (voir le lien ci-contre) abrite donc un petit salon de thé (une tarte aux pommes succulente, le thé à la vanille pas mémorable lui). Elle se visite (nous avions déjà eu le privilège (faute de place dans la salle normale) de prendre notre thé dans la salle des chevaliers (d'ordinaire réservée aux banquets et autres manifestations) face à une cheminée géante. Cette magnifique bâtisse qui date de la fin de la reconstruction du site par les clunisiens montre le savoir faire de ces moines en terme d'hostellerie et de construction (des plafonds superbes en bois peint, une salle de réception princière immense). Bref, si vous en avez l'occasion n'hésitez pas à vous y arrêter un moment.

Nel.

Gallica
[Web musing]

Publié le 16.02.05 à 22:13

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Aujourd'hui au détour de la une de Libération, je suis tombée sur un article expliquant les travaux de numérisation entrepris par la BNF sur l'ensemble de la production des plus grands quotidiens français depuis 1826.
Now playing: New Found Glory - Ballad for the Lost Romantics
Ma curiosité m'a alors poussé à aller consulter le site où la BNF met à disposition de nous autres (le vulgus pecum) son patrimoine. C'est un site que j'avais consulté il y a quelques années déjà mais qui à l'époque était d'une aridité peu engageante. Je dois dire qu'aujourd'hui, ils ont fait de beaux progrès dans l'ergonomie du site (Voir en particulier la section Découverte). Mais la partie que j'ai trouvé la plus intéressante est sans nulle doute Gallica Anthologie : "Anthologie des collections : Mille trésors de la Bibliothèque nationale de France".

C'est un échantillon qui présente quelques perles de la collection accessibles soit dans leur ensemble comme cette superbe "Edition originale de la traduction du Faust de Goethe par Gérard de Nerval, 1828" que leur outil vous permet de télécharger en PDF en quelques clics, soit à travers quelques pages magnifiques comme celles de ce manuscrit arabe du XVe "Suwar al-kawâkib al-thâbita [Catalogue des étoiles fixes]" dont j'ai emprunté l'illustration ci-contre (la constellation du taureau) pour ma cow-llection.

Nel.

Quand la neige s'en mêle
[Froid]

Publié le 15.02.05 à 23:52

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Normalement les bonnes résolutions se prennent le premier janvier ... mais il n'est jamais trop tard. Donc en un mot, l'idée est de cultiver ce blog de façon plus assidue. Première pierre ce soir.
Dans un de mes posts précédents, je vous disais que l'automne est sans nul doute ma saison préférée mais la magie de la neige me fascine toujours autant que quand j'étais gamine ! Et cette année, je dois dire que nous sommes particulièrement gâtés.

Mais je dois dire que, maintenant que je dois conduire pour aller au boulot, la neige n'est plus tout à fait un cadeau ... je me serais bien passée ce soir de faire du patinage artistique sur route ;-). Cela me rappelle une blague reçue il y a quelques temps sur la joie d'habiter au Canada (réadaptée pour la Savoie - voir ci-contre).

Nel.

PS: D'ailleurs cette fascination pour la neige laisse ceux qui me connaissent incrédules tant il savent combien je suis frileuse (je porte des pulls en plein été !!!).
Ne leur en déplaise mais c'est seulement l'un des mes nombreux et étranges paradoxes (et mon nouveau blouson The North Face garanti grand froid m'aide à fort bien l'assumer ;-)) !